11
05
2008
Ce qu’il en est des blessures
Si tu es blessé par autrui, tu peux oublier la blessure. Mais si tu le blesses, tu t’en souviendras toujours.
Khalil Gibran
Si tu es blessé par autrui, tu peux oublier la blessure. Mais si tu le blesses, tu t’en souviendras toujours.
Khalil Gibran
Ainsi en est-il de nos petites misères, qui nous semblent des montagnes pour l’instant. Blesser et être blessés, nous le souhaiterions le moins possible.
Il faut toujours partir de l’existant pour être sûr d’avoir bien les “pieds sur la terre”.
La question est :
- Que ferais-je de mes blessures ? Un trou où je sombrerais, ou un puits où je descendrais au coeur ? Puis-je m’en servir pour immoler mes illusions et mon moi captateur ?
Puis-je faire de la faille ouverte en mon coeur une fragilité consentie, dans le refus de se blinder, de se carapaçonner dans un protectionnisme stérile ? L’amour au risque de ne pas en sortir indemne.
Un salut amical, Kea, et pour tous tes lecteurs.
qu’en est-il de l’oubli et du souvenir?
cela appartient à la pensée qui dicte de soit oublier par compassion ou pardon, soit de se souvenir par culpabilité ou auto-punition
dans l’amour il ne peut y avoir d’oubli ou de souvenir, l’amour est serein et immédiat sans états d’âme
salut Gunga Din! et à tous aussi!
@ Gunga Din : Si les blessures me servent à “immoler mes illusions et mon moi captateur” alors, sincèrement, j’en redemande. Perdre ses illusions est certainement douloureux mais combien essentiel et salutaire pour ceux qui ont la ferme intention d’atteindre l’autre rive de la conscience.
Merci pour la justesse de ton commentaire Gunga Din.
@ oeilquipousse : Si je comprends bien ton commentaire, il parle du “pauvre petit moi” qui se sent si facilement blessé et qui feint d’oublier par compassion et qui, en même temps, se culpabilise de ses erreurs, en grande partie parce qu’il lui est bien difficile d’accepter de ne pas être parfait. Merci oeilquipousse de parler aussi de l’Amour qui est une toute autre histoire heureusement.
oui, je parlais bien du petit soi qui se réfugie dans la pensée
mais l’oubli appartient au petit soi, ainsi que les erreurs
être parfait est aussi une pensée
seul l’amour est parfait