La rivière de la félicité
J’aimerais vous citer un extrait lu dans une biographie de sœur Emmanuelle (tout mon respect pour son œuvre) et qui m’a fait beaucoup réfléchir !!!
« Un soir de chaleur torride, la pompe ne marche pas. Emmanuelle se met en colère contre Dieu : « Seigneur, tu exagère! Les rats, les vers blancs, les chiens, les cochons, la saleté, les puces… Tout ça, passons. Mais je n’ai même pas une goutte d’eau! »
Que s’est-il passé alors, en cet instant? Elle l’ignore.
-J’étais si soudainement inondée de joie. Je n’en avais jamais connu de pareille (…) C’est d’ailleurs la seule fois de ma vie que j’ai goûté ce bonheur. Ce qui prouve bien qu’après je n’ai plus été assez pauvre!
Ma réflexion à ce sujet m’a menée à me dire que ce n’était pas tant la pauvreté d’eau qui a compté en cette histoire mais une autre sorte de pauvreté, celle qui secoue l’édifice des certitudes et croyances; à me dire qu’il ne s’agissait pas d’une colère contre Dieu mais d’une contre sa conception de Dieu.
Il n’aura donc fallu qu’une brèche soudaine dans ses certitudes pour que la rivière de la félicité s’engouffre vivement dans son cœur laissé vacant pour un moment.
Que voilà une saine colère!
Kea
Un brêche ..oui je crois .
Car ” la vie passe là où on ne l’attend pas “
” la vie passe là où on ne l’attend pas “
Les attentes cloisonnent le flot de la Vie
et la vie cloisonnée stagne et rancit.
Merci de ton passage ici Lilou
À bientôt