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Méditation Quotidienne et Inspiration Spirituelle

12  09 2007

En compagnie de moi-même

J’aimerais bien vous reparler de ma petite Cécile qui avait presque atteint ses cent quatre ans lorsqu’une grippe est venue nous l’enlever. Les derniers temps, elle me disait : “Ma soeur est venue me voir hier.” Moi, j’essayais de la raisonner et lui disait : “Quel âge aurait votre soeur si vraiment elle était vivante? Vous voyez bien que ce n’est pas possible car vous êtes la seule centenaire par ici.” Alors, elle bougonnait un peu et se fâchait parce que pour elle sa soeur était bien vivante puisqu’elle la voyait et lui parlait. Qui peut vraiment dire qu’elle avait tort.

Le soir, quand on allait dormir alors qu’à presque cent quatre ans elle dormait toujours au deuxième étage, nous étions seules dans la maison. Une grande maison victorienne, très belle d’ailleurs, isolée en haut d’une colline dont le boisé, souffrant quelque peu de négligence vu l’âge de la propriétaire, devenait envahissant et, surtout les soirs de brume, lui donnait passablement l’allure d’une “maison hantée”. Je n’étais pas rassurée du tout car je n’avais pas envie de rencontrer sa soeur en pleine nuit dans le long corridor menant à la toilette. Il y avait aussi le fait qu’on m’avait raconté qu’à une ou deux reprises, des voleurs avaient essayé d’entrer par une trappe sur le toit, bien qu’il fut très haut.

Heureusement, je n’ai jamais vu personne mais j’ai dû faire face à des peurs assez irrationnelles. J’étais en même temps contente d’être confrontée à cette angoisse insolite. Je ne pouvais compter que sur moi, mis à part le téléphone que je plaçais pas trop loin et qui ne me rassurait que de façon mitigée étant donné le genre de rencontres que mon “mind” s’évertuait à me suggérer possibles. Je devais puiser ma force en moi. Eh oui, elle s’est toujours manifestée cette force et j’ai passé de très bonnes et paisibles nuits en général, durant quatre ans. Moi, en compagnie de moi-même.

Je suis toutefois intriguée par ces phénomènes de personnes ou personnages que certains voient et d’autres pas. Plusieurs trouvent différentes explications dépendamment de leurs croyances de base mais de dire simplement “je ne sais pas” serait sans doute beaucoup plus réaliste, vu l’immensité de l’infini et les moyens rudimentaires dont nous disposons pour le sonder. Comment le fini pourrait-il saisir l’infini. Si nous pouvions le saisir il deviendrait fini.


4 Résponses to “En compagnie de moi-même”

  1. En effet comment sonder l’immensité de l’infini. Impossible. Je peux juste vivre l’infini. Il est là dans l’instant. L’instant est infini. L’instant est éternité.
    L’instant est unicité. Vivre l’instant c’est retrouvé le paradis perdu. C’est un engagement pour toujours.

  2. J’ai toujours été moi aussi intriguée par ce phénomène de vision que certaines personnes semble avoir. Qui n’a pas connu, rencontré une personne qui a décrit quelques événements qui leur est arrivés, qui est au-delà de la vision du monde en général. Je ne peux affirmer la véracité de ce que raconte ces personnes mais je ne peux pas nier non plus que bien des choses se passent qui sont au-delà de mon entendement. Tant de choses sont invisibles aux yeux physiques pourtant on les sent très fortement.

  3. Des individus ayant passé leur vie à renforcer ce qu’ils pensent être, tissent sans s’en rendre compte des liens puissants et étroits avec leur existence, leur entourage, leurs possessions…
    Ce que nous perçevons de “l’au-delà” n’en est pas le meilleur, quand il s’agit d’esprits encore attachés à leur ancienne forme.
    La véritable spiritualité est recherche de “l’Infini et de l’Eternel”, et sa connaissance.
    Pour clore, la fin de cet excellent sujet, en effet, “nous ne pouvons saisir l’Infini sinon il deviendrait fini”. Nous nous laissons saisir par lui, véritable connaissance par expérience intégrante. Mais c’est sûr, il manquera toujours de la durée dans cette perception temporaire, pusique nos contingences nous rappellent vite à l’humilité, et c’est tant mieux.

  4. En effet, la vraie recherche est celle de l’infini, de l’éternel et la connaissance est le pont qui mène à l’intérieur.

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« Un peu de réconfort. Le reflet de soi »
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